3-Vision locale et globale

Nous allons tout d'abord définir le concept des visions locales et globales, avant de faire le lien avec ce que nous savons à propos du fonctionnement de l'oeil.

 

a-Définition :

Il existe deux visions ; la vision locale et la vision globale.
La vision globale correspond à ce qui nous permet de voir les formes grossières, approximatives. Par exemple, face à cette bibliothèque, elle nous permettrait de distinguer les contours des étagères ainsi que les grosses lettres. Elle correspond à ce que l’on appelle les basses fréquences spatiales. Une faible fréquence spatiale  résulte d’une image peu contrastée, où les tons de gris changent lentement. Grâce à cette vision, nous pouvons donc avoir un aperçu général de ce qui nous entoure.
La vision locale correspond en revanche aux formes précises, minutieuses ; ici, les différents livres et objets se trouvant sur les rayons. Elle équivaut aux hautes fréquences spatiales ; des fréquences résultant d’une image très contrastée, où les tons de gris varient très rapidement. Elle nous permet donc de saisir les détails de notre environnement.
La plupart des images, comme c’est le cas ici, sont constituées à la fois de plages de hautes fréquences et de basses fréquences, et font donc appel à la vision locale comme à la vision globale.
 

 b- Photorécepteurs concernés :

Il se trouve qu’entre les photorécepteurs bâtonnets et le nerf optique, se trouvent des cellules ne véhiculant majoritairement que l’information basse fréquence. Donc au final, même si les bâtonnets captent l’image dans son intégralité, ils correspondent à la sortie de la rétine à l’information basse fréquence.
A l’inverse, les cônes sont reliés à des cellules véhiculant pour la plupart l’information haute fréquence.

De plus, les cellules reliées aux bâtonnets transmettent plus rapidement le signal que celles reliées aux cônes.

c- caractéristiques :

A une distance importante, on peut comprendre aisément que nos yeux ne soient pas capables de voir les détails ; c’est donc la vision globale qui est utilisée.
Au contraire, de très près, il est plus difficile de voir la forme globale ; nos yeux se focalisent sur les détails, utilisant la vision locale.
Enfin, comme expliqué précédemment, les informations en basses fréquences sont traitées plus rapidement (30 à 50 ms de moins) que celles en hautes fréquences. Ceci est facilement compréhensible, car lorsqu’un objet entre dans notre champ de vision, notre premier besoin est de le percevoir dans sa globalité et son mouvement plutôt que d’en distinguer les détails.

 Pour résumer, il existe dans la rétine :

Des cellules qui répondent très rapidement et qui sont majoritairement reliées aux photorécepteurs bâtonnets. Ces cellules véhiculent une information « sans couleur » et en basses fréquences spatiales (les formes grossières)
Des cellules qui répondent plus lentement (30 à 50 ms de plus) et qui sont majoritairement reliées aux photorécepteurs cônes; Ces cellules véhiculent une information « avec de la couleur » et en hautes fréquences spatiales (les détails)
 

Basses fréquences spatiales.

 

Hautes fréquences spatiales.

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